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MANIFESTE
LIBERTÉ POUR CUBA
CONTRE
LA RECONNAISSANCE
DE LA SUCCESSION DYNASTIQUE,
POUR
UNE INGERENCE DEMOCRATIQUE
Félix José Hernández
Jefe de Buró
Francia
Dept. de Investigaciones
La Nueva Cuba
Octubre 1, 2006
Depuis lannonce,
le 31 juillet 2006, de lhospitalisation de Fidel Castro et
de la transmission (provisoire) de tous ses pouvoirs à son
frère Raúl et aux membres dune sorte de Junte
composée de six personnalités, militaires et civiles,
la population cubaine et lopinion publique internationale
fonctionnent au rythme de bulletins médicaux rédigés
dans lopacité la plus totale et de mises en scène
aussi ridicules que manipulées afin de leur faire croire
que la santé du Commandant en chef connaît une amélioration
et quil pourra gouverner à nouveau.
La vérité
est toute autre : Fidel Castro nexerce plus le pouvoir quil
a dirigé dune main de fer depuis près dun
demi-siècle. Mais sa présence, presque fantomatique,
se fait toujours sentir, dans le but de permettre lorganisation
de sa succession dynastique et déviter une remise en
question de la dictature par un peuple qui ne supporte plus labsence
de liberté, les privations et la propagande outrancière.
Quelle sorte de révolution est-ce là, dont la fin
aboutit à la mise en place dune monarchie castriste
? Quelle sorte de souveraineté est celle que le régime
de facto continue à proclamer, alors que lun de ses
héritiers politiques, lex-militaire putschiste Hugo
Chávez, se permet de sattribuer le rôle de porte-parole
non seulement du peuple vénézuélien mais aussi
du peuple cubain, et prétend en outre être désigné
comme « président à vie », à linstar
de son guide spirituel ? Qui gouverne réellement Cuba aujourdhui
?
La communauté
internationale ne peut accepter ce successeur illégitime
quest Raúl Castro, un homme aussi cruel que son frère
aîné, désigné par le Parti communiste
et par une Constitution résolument anti-démocratique,
qui est responsable des premières exécutions massives
à Cuba, coupable de lassassinat de dizaines dopposants
et est aussi le chef des forces répressives et militaires
qui ont semé la destruction et la mort aux quatre coins du
globe sous prétexte de « solidarité internationaliste
». Louverture à Cuba ne peut venir ni de lui
ni des hommes qui sont autour de lui. Tous un passé de complicité
dans loppression des Cubains, de même que les militaires,
qui ont toujours appuyé la répression et qui aujourdhui
contrôlent léconomie dévastée du
pays.
Les pays démocratiques
du monde entier, particulièrement ceux de lUnion Européenne,
les États-Unis et le Canada, ainsi que les nations latino-américaines
qui ne soient pas soumises aux desseins politiques castristes, doivent
refuser de reconnaître un nouveau dirigeant et une équipe
qui ne disposent daucune reconnaissance populaire. Tous ont
un devoir dingérence démocratique envers une
île qui a battu tous les records dans la négation des
droits les plus élémentaires et dans le culte à
la personnalité dun homme qui na réussi
quà créer les plus grandes incertitudes quant
au futur de Cuba. Un autre avenir est possible, avec la libération
des prisonniers politiques, le rétablissement immédiat
des libertés démocratiques, lorganisation délections
libres, le droit au retour des exilés, la possibilité
pour tous les Cubains de voyager quand bon leur semble et la justice
pour tous les crimes et atteintes aux libertés commis au
cours de la dictature. Lopinion publique internationale serait
toute prête à appuyer, nous en sommes certains, les
forces de la dissidence interne et les organisations démocratiques
en exil, sans aucune exclusion.
Le peuple cubain
a droit à la transparence, à la vérité
et à la liberté.
À Cuba,
lheure du changement est venue.
Premières
signatures :
- Jacobo Machover,
écrivain, universitaire (Paris) - Zoé Valdés,
écrivain,
Docteur Honoris
Université de Valenciennes,
chevalier des
Arts et des Lettres de la Légion dHonneur (Paris)
- Jesús
Zúñiga, journaliste indépendant (Paris)
- César
Alarcón, ingénieur, Docteur Honoris Causa,
président
du Mouvement cubain dunité démocratique (MCUD)
(Baltimore)
- Lázaro
González, ancien prisonnier politique (Miami)
- Dariel Alarcón
Ramírez (« Benigno »), écrivain, ancien
guérillero (Paris)
- Laurent M.
Muller, président de lAssociation européenne
Cuba libre
- Armando de
Armas, écrivain, journaliste (Miami)
- Olivier Languepin,
écrivain, journaliste (Bangkok)
- Leopoldo Fornés,
historien, écrivain (Madrid)
- Romy Sánchez,
étudiante, doctorante (Madrid)
- Rosario Hiriart,
écrivain, éditrice (New York)
- Rodolfo González,
documentariste, cinéaste (Miami)
-Félix
José Hernández, profesor (París)
Contact : jacobo.machover@wanadoo.fr
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